En parcourant les sept cents photographies que nous avons publiées ici, dans l’Icelandic Times, en juillet et août, quelque chose de calme et d’édifiant se produit. Soudain, on se souvient combien notre été nordique peut être chaud et radieux, et combien il est agréable d’être chez soi.
Choisir ses plats préférés parmi une telle abondance n’est jamais facile. Pourtant, neuf photographies me reviennent sans cesse, refusant d’être ignorées. Ce sont celles qui, pour moi, capturent véritablement l’essence de la saison. Des instants qui furent, et qui, presque aussi vite, disparurent.
On oublie si facilement ces petits moments, les laissant se perdre dans le flot des jours. Mais la caméra se souvient. Elle les conserve avec douceur et fidélité, longtemps après que la chaleur se soit dissipée sur notre peau. Les photographies, j’en suis venue à le comprendre, survivent aux moments qu’elles immortalisent bien plus longtemps qu’on ne l’imagine. Ils deviennent les gardiens silencieux de la lumière estivale, prêts à nous réchauffer à nouveau chaque fois que nous avons besoin de nous rappeler qu’il était, en effet, bon d’être là.








Photos & texte : Páll Stefánsson
Iceland : 02/01/2026 – A7CR, A7R IV, RX1R II – FE 1.4/24mm, FE 1.2/50mm, FE 2.8/100mm, 2.0/35mm Z

